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lundi 23 mai 2011

Programme du 11 mai au 14 juin 2011




30 ANS DE JUMELAGE...

Cela fait trop longtemps que je ne suis pas allé en Italie...
Au début, j’y suis allé par les icônes : Sophia Loren, Marcello Mastroiani, Silvana Mangano, Vitorio Gassman. Je me suis perdu dans les décors de Cineccità... Et puis dans les années 80, je me réveille avec « La Messe est finie » de Moretti ! J’aimais bien ce jeune prêtre qui quitte la petite île où il officiait depuis dix ans. Il arrive dans sa paroisse de Rome, sa ville natale, où il retrouve ses parents et ses vieux amis. Que des gens névrosés... Sa famille est désunie et personne ne veut de son aide. La dolce vita ? Je me disais que si Moretti il y avait, multitude de surprises corrosives se préparaient partout dans la botte ! Un jour, à la fin des années 90, j’y suis vraiment allé, en Italie. Au début, j’ai cherché les cabriolets conduits par les stars du passé. Et j’ai vite remarqué que même les Vespa n’étaient plus des années 60. Alors j’ai voulu dépasser les clichés, être un peu plus touriste responsable, j’ai cherché à recycler. J’ai soudain vu arriver « La vie est belle » de Benigni qui se débattait dans l’administration fasciste des années peu glorieuses pour l’Europe...
Malgré leurs illustres prédécesseurs, la nouvelle génération de cinéastes peine à proposer leurs points de vue(s) hors de leur pays. Les libres cinéastes italiens ont même beaucoup de mal à exister chez eux, et les décors de Cinecitta partent à vau-l’eau. Cette année, à Cannes, il me semble que Moretti est encore en compétition. Tout comme un certain Sorrentino déjà primé sur la Croisette à plusieurs reprises. Il se pourrait que d’autres cinémas italiens existent. Cachés par qui ? Pourquoi ?
Pour votre plaisir, nous vous proposons autant « Benvenuti al Sud » de Luca Miniero que « La Nostra Vita » de Daniele Luchetti. D’un côté, le remake transalpin de nos Ch’tis Booniens. De l’autre, l’histoire d’un homme face à des choix compliqués. Notre regret, ce serait que vous en restiez à un seul choix...
Car « La vérité n’est pas dans un seul rêve, mais dans beaucoup de rêves. » [ Pier Paolo Pasolini ]

Fernand Estèves, Délégué Général
Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse


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